Samuel SUTRA : COUPABLE[S]

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COUPABLE[S] de Samuel SUTRA aux éditions Flamant noir

4 meurtres en 15 jours. Y a-t-il un lien qui unit ces homicides ?

Le lieutenant Jean-Raphaël DESCHANEL officie à la sécurité intérieure. Quand le patron de la brigade l’appelle pour rejoindre l’équipe du commandant BLAY au 36, c’est la consécration.
C’est pour ses origines Haïtiennes qu’il intègre l’enquête car ces meurtres ont un point commun : le projet Kenscoff.
Que s’est-il passé sur les hauteurs de Port au Prince pour créer un tel déchainement de violence en France ?

Découvert avec la série des  » Tontons « , lire cet auteur est toujours un plaisir car manier les mots et la langue française de manière si habile pour faire rire tout en vous emmenant dans une intrigue n’est pas donné à tout le monde.
Dans ce nouvel ouvrage, c’est du sérieux. On retrouve toujours de bonnes remarques qui vous donnent le sourire mais l’auteur vous emmène dans un décor sombre.
Un sujet bien réel que celui du tremblement de terre de 2010 dans ce pays ravagé par la misère et la corruption. Récemment encore l’actualité nous parlait de viols, abus sexuels et autres exactions par des personnels dépendants d’organisations humanitaires.
Du sérieux avec un personnage qui en impose : celui du commandant BLAY, bourru, direct, un meneur d’hommes qui ne prend de détours pour vous dire la vérité.

Pas le choix lorsque l’on doit rapprocher ces 4 meurtres en eux.
Il peut compter sur Vanessa DUBREUIL, docteur en psychologie appliquée, pas le genre non plus à faire dans le détail.

Univers sombre, l’amour est-il possible dans ces conditions ?

Choc violent entre la misère d’un peuple résigné et celui de l’argent sale qui permet de réaliser ou pas certain projets. Projets tout aussi destructeurs que le tremblement de terre lui-même.

Une bonne intrigue, bien menée, douce et brutale à la fois, car l’on se dit que le fond de l’affaire doit être bien réel.
Des policiers dont la vie de famille passe bien après le travail.
Ca aussi ça semble bien réel …

Une excellente lecture sombre à souhait !

Je clôture mon avis avec ce proverbe haïtien :
 » Quand tu manges avec le diable, il faut tenir la cuiller longue. »

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